[Les coulisses : bilan 2025]

Bilan des objectifs fixés pour 2025

Les objectifs que je m’étais fixés pour 2025 étaient ambitieux.

Tout d’abord, celui que je jugeais les plus important, était de publier une version « augmentée » de Lettres de Paris qui inclurait les textes consacrés aux voyages hors de Paris. Cette nouvelle édition est sortie en avril.

En revanche, j’ai largement négligé les autres, qu’il s’agisse de projets d’écriture (publier la mini-série Lettres de Valence sur le blog, reprendre les textes sur les souvenirs d’enfance de ma mère, et potentiellement, avancer sur un nouveau projet d’écriture plus structurant…) ou plus « réseau » (faire progresser mon blog ; rejoindre à nouveau, via Instagram ou autre, la communauté littéraire avec laquelle j’étais en contact sur Twitter).

Je regarde l’année écoulée et je me dis que j’ai toujours le temps d’écrire… mais que c’est une activité qui a été dispersée.

Mes livres déjà publiés

Lettres de Barcelone en 2025

Lettres de Barcelone est toujours le livre dont on me parle, celui que je présente quand je dis que j’écris et que j’ai publié plusieurs livres. Je donne toujours des recommandations de restaurants et de lieux à visiter contenus dans ses pages. La très grande majorité sont encore ouverts !   

Des livres et des roses en 2025

Le recueil collaboratif Des livres et des roses, qui comprend des nouvelles écrites par Charlotte de Jong, Céline Fuentès, Melissa Vanco et moi-même, est toujours très peu cher ou gratuit en livre électronique sur les plateformes Amazon et FNAC et peu cher en format papier (moins de 4€).

Céline Fuentès continue d’écrire. Elle s’est même essayée à la science-fiction dans un roman que je n’ai pas encore lu. Charlotte de Jong a peu de temps pour écrire mais nous gardons le contact par courriel. Quant à Mélissa Vanco, que je vois à chacun de mes passages à Barcelone (et aussi à Paris), elle a publié très récemment un recueil de nouvelles ayant toutes des animaux comme protagonistes. J’ai hâte de le découvrir.  

Lettres de Paris en 2025

Comme indiqué plus haut, c’est la réédition de Lettres de Paris à laquelle j’ai consacré du temps. J’ai tout relu, décidé quelles lettres je devais réintégrer pour ne pas perdre le sens des trois années que j’ai capturées dans ce livre, et notamment cette idée clé que ma relation avec ma ville natale (et ville de résidence) se joue aussi beaucoup dans les allers-retours avec d’autres lieux, dans les voyages que j’ai faits, dans les influences d’autres villes. Je suis une Parisienne qui a grandi et vécu ailleurs qu’à Paris.

Le blog en 2025

J’ai publié un article récapitulant mon été consacré à Jane Austen, l’autrice britannique née en 1775 (250 ans, déjà… la modernité de ses livres est frappante). J’ai lu et relu des livres inspirés par ceux de Jane Austen, savouré séries et films. Je suis allée à Londres et à Bath.

De plus, j’ai commencé plusieurs articles qui auront leur place sur le blog quand je les finirai ! Parmi eux :

  • Un article sur la littérature irlandaise, car j’ai lu beaucoup d’auteurs et d’autrices irlandaises cette année, notamment sur les conseils de mon amie nord-irlandaise Karen ;
  • Des portraits de plusieurs villes à travers les cinq sens, un exercice que j’ai commencé à faire pour des lieux de vacances, mais que j’ai prolongé pour des villes où j’ai habité ;
  • Un article sur les premiers blogs au début des années 2000 et ces amitiés virtuelles qui prédataient les réseaux sociaux.

Ecriture en 2025

Je suis toujours à la recherche d’un rythme d’écriture, car l’enseignement principal des Lettres était que la régularité est le fondement de tout projet d’écriture.

A chacun de mes séjours barcelonais, j’ai donc retrouvé Mélissa pour une session d’écriture le samedi matin. Un café au lait, un croissant, un clavier d’ordinateur… et je retrouve mes réflexes des dimanches matin dans le quartier de Sant Antoni.

Depuis septembre, je participe toutes les deux ou trois semaines à un atelier d’écriture où nous écrivons des récits courts (d’une page ou d’une page et demie). Nous décidons d’un thème commun, nous écrivons notre texte séparément et nous utilisons la séance pour échanger questions et conseils. Nous écrivons en anglais car c’est la langue commune entre les trois participantes : une amie qui vit au Luxembourg, une de ses collègues et amie (portugaise) et moi.

J’ai profité de cet atelier pour écrire des nouvelles consacrées à mon arrière-grand-mère angevine (artiste, jeune divorcée élevant seule son fils) et à sa sœur (avocate, installée à Paris, engagée politiquement dans la SFIO), ou plutôt, à leurs alter egos fictionnels à qui j’ai donné d’autres prénoms, des motivations et une vie intérieure. Je ne suis pas encore « embarquée » par ce projet au point d’y consacrer tout mon temps d’écriture, mais, peut-être la collection de récits que je leur consacrerai formera la structure d’un roman. Et, bien sûr, la curiosité de mes deux lectrices pour mes personnages m’encourage à continuer la série de nouvelles.

J’ai écrit de la fanfiction, aussi. Moins d’histoires que les années antérieures, mais des récits plus longs et, d’une certaine manière, plus ambitieux car ils exigeaient une structure narrative plus forte. Les commentaires que je reçois des lecteurs sont toujours une énorme satisfaction et les simples likes la preuve que je suis lue presque tous les jours, avec beaucoup plus de constance que mes livres publiés. Et, plus que toute autre chose, j’essaie de me laisser guider par la sensation que j’éprouve très souvent quand j’écris ces récits : l’adrénaline qui coule dans mes veines, la facilité à trouver les mots suivants, le temps qui s’écoule sans que je me rende compte… comme si j’écrivais sous la dictée des muses. Je me souviens ainsi très nettement d’un week-end de septembre que j’ai passé assise sur mon canapé à écrire une histoire presque d’une traite, presque d’un souffle.  

Mais, finalement, rien ne m’incite autant à écrire que de me fixer des défis de nombre de mots à écrire, comme lors du Nanowrimo (qui a disparu en tant que tel cette année, après 25 ans d’existence).

  • En avril, j’ai écrit 40 000 mots sur une grande variété de sujets (des réflexions autobiographiques, une plongée dans la 3ème saison de White Lotus, de la fanfiction…) en visant d’écrire les 50 000 mots d’un Nanowrimo ;  
  • Depuis fin novembre, je me suis donnée comme objectif d’écrire 300 mots par jour (c’est-à-dire l’équivalent d’une demi-page), quel que soit le sujet et quel que soit le projet. J’espère pouvoir en mesurer les effets à long terme, comme mon objectif de marcher tous les jours et d’atteindre une moyenne élevée de pas par jour à la fin de l’année.

Toutefois, ces défis ne tiennent pas compte du travail de réécriture… que je ne peux pas mesurer de manière aussi mathématique et qui comporte ses propres défis de temps et de régularité.

Objectifs pour 2026

Mes objectifs pour 2026 sont les suivants. En considérant mes échecs relatifs des années précédentes, j’ai décidé de me limiter à trois objectifs qui sont à ma portée, et qui relèvent plus d’habitudes que de projets complexes :

  • Consolider cette pratique que j’ai commencé fin novembre : écrire 300 mots par jour, tous les jours, toute l’année. Je pourrais la faire évoluer en considérant que 300 mots équivalent à 20 minutes de réécriture et de corrections ;
  • Continuer à participer à l’atelier d’écriture, toujours avec la même galerie de personnages et la même dynamique entre les deux sœurs comme toile de fonds ;
  • Publier plus régulièrement sur ce blog, notamment tous les textes déjà commencés. Je me fixe comme objectif de publier un nouvel article par mois.

Dans les possibilités -selon le temps que j’aurais, selon la motivation-, j’identifie les projets suivants :

  • Considérer la traduction en anglais de Lettres de Barcelone, à la fois comme un projet littéraire et un projet de « connexion » ;
  • Reprendre le fil de la discussion avec ma mère sur ses souvenirs d’enfance… et un projet similaire avec mon père sur ses souvenirs d’étudiant ;
  • Retravailler des textes que j’ai déjà écrits et qui pourraient être regroupés dans un nouveau livre.

D’un point de vue plus « pratique », j’aimerais revisiter les nouvelles possibilités qu’offre l’intelligence artificielle pour faire évoluer le format (graphisme) du blog. Et je suivrai les initiatives de Mélissa pour promouvoir son recueil de nouvelles, pour éventuellement m’en inspirer et/ou participer (en particulier, lors d’événements multi-auteurs).

Je suis le mécène de moi-même. J’ai le temps d’écrire. A moi d’en faire le meilleur !  

Image par Dmitriy de Pixabay

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